OPEN BAR DES ABERS 2004 vu du bateau !!!
Plantons le décor :
C'est dans le magnifique cadre de L'Aber Wrach que le 18 et 19 septembre dernier s'est déroulé pour la seconde année consécutive cette compétition de pêche au bar en No Kill Intégrale.
Cette événement à vu le jour grâce a la collaboration de plusieurs passionnés qui ont voulu et veulent toujours faire connaître et partager la passion qui les anime, et surtout faire passer un message : Que le bar est une espèce en voie de disparition et que si nous voulons encore prendre du bar dans le futur, nous devons changer nos comportements ( taille de capture à 42 cm, relacher le plus de poissons possible, ne pas pêcher pendant les périodes de reproduction )
Tout commence vendredi soir par la validation des inscriptions puis par le briefing. Là, René Calonnec, l'organisateur, présente les différentes zones de pêches, le règlement, nous informe des conditions météo, avant de nous donner rendez-vous le lendemain matin pour un nouveau briefing et le lancement de l'épreuve.
Acte 1 :
Après le briefing la meute est lancée, c'est 53 équipages qui prennent le départ à 8 h 30 et ce jusqu'à 13 h 00. Pour la première manche de la journée les conditions météo sont moyennes :
-vent de sud ouest 4 à 6 Beaufort.
-houle d'ouest de 2 mètres.
Dès le départ les bateaux prennent tous des directions et des options différentes. En ce qui nous concerne ( l'équipe Ragot N°2 ) nous attaquons d'abord par les parcs à huîtres situés le long du lit de la rivière sans grands résultats, puis par la cassure entre ce fameux lit et les parcs. Rien pas la moindre touche, et pas plus de détection au sondeur, là nous décidons de sortir de l'Abers pour rejoindre des postes plus profonds.
Une fois sur place les sternes piquent dans le milieu du chenal, les bateaux aux alentours touchent beaucoup de poissons, mais la taille des captures est bien en dessous des 42 cm requis pour le concours.
 Philippe et moi optons alors pour une autre option : celle de pêcher dans l'eau blanche cette solution se révéla payante sur notre première dérive prés d'une roche. Philippe toucha successivement deux poissons de plus de 50 cm au Swim-shad bleu sardine.
Après une dérive infructueuse nous choisissons à nouveau une nouvelle plaque de roche.
Là plus question de dériver, c'est une vague de deux bons mètres qui déferle sur ce poste : je vais pêcher, Philippe restera aux commandes.
Sur ses conseils j'accroche à mon agrafe une cuillère de 35 gr une Mitra-Spoon « Je suis septique ce style de leurre marchait il y à vingt ans, mais plus de nos jours les bars sont trop éduqués !!! » Je lance à 80 Bons mètres car le vent à forci deux coups de manivelle et vlan c'est la touche, Philippe n'avait pas tort, c'est un 53 cm qui arrive à bord. (photo ci-contre).
Après plusieurs autres dérives sans résultats nous rejoignons la zone de chasse il reste encore quelques oiseaux mais rien de formidable, le bruit et l'agitation ont eu raison des poissons !
Il nous reste une demi-heure, je profite de l'inactivité pour appeler les autres bateaux du team pour m'informer de leurs résultats : Stéphane et Yvon ( les vainqueurs de la première édition ) ont leurs quatre poissons, il en va de même pour Daniel Nicolet.
Nous devons impérativement prendre notre quatrième bar si nous voulons rester dans la course. Là l'expérience va encore payer : Philippe nous sauve la mise en capturant toujours au Swim Shad, notre dernier poisson.
Retour au port, après la mesure des nous découvrons avec surprise notre classement nous sommes premier à quelques centimètres de six autres équipes, dont deux sous les couleurs de Ragot.
Acte 2
Après une pose déjeuné c'est à nouveau le briefing, la zone du matin est diminuée, suite à un incident survenu à un pneumatique (bateau hors concours). Les postes de déferlement sont interdits. Dans de telles conditions nous nous voyons mal partis, pendant quatre heures nous n'allons pas voir un poisson, c'est la misère pour tout le monde, seuls quelques uns réussirons à prendre un ou deux poissons pendant les dernières heures du descendant. Le moral des troupes est à son plus bas niveau.
Ce n'est qu'aux environs de Seize heures ( une heure de flot ) que les bars vont reprendre de l'appétit, sur une dérive je croise l'ami Nico ( Cinquième l'an dernier )debout, bras croisés à l'avant de son bateau qui tire une tête pas possible « Alors ! », « Bein pas grand chose, rien pour être exact !!! ». « Vous pêchez à quoi ? ». « Au jig et au leurre souple, et vous ? », « Au shad et avec une mitraspoon ! » et vlan la canne d'Arnaud son coéquipier est en deux, c'est un bar d'un petit 40 cm qui vient de sortir et de retourner à l'eau sous nos yeux. Regards entre Philippe et moi et c'est reparti, je lance au pied de leur embarcation et laisse couler ma Spoon, deux petites tractions et je perçois une bonne touche, ferrage, crouiiiii, crouiiii mon frein chante pendant de courtes secondes, pompage, en force en voilà notre premier bar de la seconde manche qui vient nous rejoindre et séjourner dans la cale du Tornado, inondée pour l'occasion ( Trois cents litres d'eau : le vivier 4 étoiles ). Nos voisins de pêche s'éloignent dégoûtès, pour nous la situation est claire nous allons refaire cette dérive.
En une heure nous la referons cinq fois et pêcherons au Swim-shad les trois poissons restant à prendre ( 4 prises par manche et par bateau ). De retour au ponton ce n'est pas la joie bon nombre d'équipage ont mal pêché, ( 28 équipes sont bredouilles pour cette seconde manche ).
Nous sommes les seuls a avoir capturés quatre poissons à la taille.
La journée continue et c'est l'apéro qui nous attend aimablement sponsorisé par …… puis le Buffet, pendant le repas nous avons évidemment parlé de pêche des différentes options stratégiques pour le lendemain. En gars sérieux Philippe et moi allons nous coucher à 21 heures… Non là je déconne nous sommes allez prendre un verre au café du port.
Dernier acte
La dernière manche va être lancée, comme à notre habitude nous sommes un peu en retard, le coup de canon vient de retentir et nous sommes encore à quai. Mais comme disait Jean de La Fontaine « Rien ne sert de courrir …» L'option est simple, pour garder notre avance, et pour l'emporter nous devons prendre un minimum de deux poissons.
Le chenal sera notre première zone de pêche. Sur place la majeure partie des équipages sont là, ils pêchent tous à fond ( lancé limite dandine !!! ) avec de petits leurres souples ou des cuillères légères ( 30/60 gr ) les poissons sortent au compte goutte d'un peu partout au tour de nous.
Sur l'écran du Lowrance les choses sont claires, des bancs de sardines se déplacent à mi profondeur ( 4 à 6 mètres ) et les poissons carnassiers sont prés du fond ou légèrement en dessous du poissons fourrage, dans ces conditions Philippe opte dans un premier temps pour un Sand eel armé avec la fantastique tête nageuse d'Yvon d'Aquapêche ??? « une chose est sure vous réentendrez parler d'elle un jour ! ». Ceux sont quelques bars qui viennent goûter à cette belle friandise, mais tous trop petits pour être gardés. Pour ma part j'essaie de prendre autre chose que des maqueraux des lieux avec mon Shad en 25 gr, mais pas le moindre bar de plus de 42 cm; Après plus d'une heure de pêche sans résultat ( 5 ou 6 bars de 30 à 41 cm ) Philippe prend la décision de refaire les postes de la veille, bien lui en a pris puisqu'au premier lancer c'est un 53 cm qui vient découvrir l'épuisette puis le vivier.
Après c'est encore une longue attente, rien pour nous deux que ce soit au fond ou en surface toutes les têtes de roches du secteur y passent… Pourtant au détour d'un rocher dans deux mètres d'eau Philippe et moi croisons nos lignes lors d'un lancé malencontreux, j'accélère pour laisser passer leurre de Philippe qui lui laisse couler le sien dans les fucus, reprise de contact en vlan et oui voilà enfin notre second poisson de la journée. Après l'avoir mesuré son heureux pêcheur est prêt à le relacher « T'es sur qu'il ne fait pas la taille ? », « Oui il est limite ! », « Garde le quant même ! » ( Photo de gauche, le bar de la victoire avec son pêcheur pas encore convaincu qu'il fait la maille )
Le reste de l'épreuve nous verra encore capturer quelques poissons hors taille. Pendant le chemin du retour je rentre au port le doute en moi et pas très souriant alors que mon coéquipier lui affiche sa bonne humeur habituelle « Ce n'est qu'une compétition de pêche ! »
Après avoir fait mesuré nos deux captures ( le plus petit fais 42 ,5 cm ) nous attendons notre tour pour sortir de l'eau et aller déjeuner ce n'est qu'au cours du repas que nous apprendrons la nouvelle.
J'ai encore du mal à y croire, le podium est là devant nous, René le speaker et organisateur nous appelle sur le podium. Après avoir été félicités, un magnifique trophée nous est remis, puis c'est la remise de notre lot par Charly le directeur de la société Rod & Pod, qui nous remet un magnifique moteur électrique Minn kota spécial mer ( qui figurera j'en suis sur le tableau arriére de mon bateau ). Après cela René me tend le micro pour que nous expliquions notre tactique et notre stratégie, mais là je ne rentrerais pas dans les détails vous venez d'y avoir droit. En suite c'est au tour des pêcheurs du bord, de monter sur le podium ( Guillaume …. Et Samuel ……), puis au second du concours bateau, ( Jacques Teillet et …. Le François ). Je tiens à les féliciter pour leurs résultats comme tous les autres participants d'ailleurs.

Félicitations aux organisateurs ainsi qu'aux bénévoles sans qui un tel évènement n'aurait pu avoir lieu.
Merci encore et à l'année prochaine.
Bertrand Gaujé |